Tierce maintenance applicative (TMA) : le guide, avec les prix
Tous les guides sur la TMA expliquent le principe et s'arrêtent avant le seul chiffre qui vous intéresse. Voici le fonctionnement, les distinctions qui comptent dans un contrat, et nos tarifs.
Aug 17, 2026
Tous les guides français sur la tierce maintenance applicative racontent la même chose : la définition, les types de maintenance, les avantages, un formulaire de contact. Aucun ne répond à la question que pose réellement un dirigeant : combien ça coûte, et à quoi je m'engage.
Nous faisons de la reprise d'applications et de la maintenance. Voici le fonctionnement réel, les distinctions qui changent quelque chose dans un contrat, nos tarifs, et les cas où une TMA n'est pas la bonne réponse.
Sommaire
- Qu'est-ce que la tierce maintenance applicative ?
- Comment fonctionne une TMA ?
- Quels sont les 3 types de maintenance informatique ?
- Quelle est la différence entre la TMA et la TME ?
- Quelle est la différence entre la TMA et le MCO ?
- Combien coûte une TMA ?
- Le cas le plus fréquent : la macro Excel que personne ne maintient
- Quand une TMA n'est pas la bonne réponse
Qu'est-ce que la tierce maintenance applicative ?
La tierce maintenance applicative, ou TMA, consiste à confier la maintenance d'une application à un prestataire externe, distinct de celui qui l'a développée. C'est tout le sens du mot « tierce » : ce n'est ni votre équipe, ni l'éditeur d'origine.
Le prestataire prend en charge les correctifs, les évolutions et la disponibilité de l'application, dans le cadre d'un contrat récurrent assorti d'engagements de délai.
La raison pour laquelle ce marché existe est presque toujours la même : l'application fonctionne, mais la personne qui l'a écrite n'est plus là. Un freelance qui ne répond plus, une agence avec laquelle la relation s'est arrêtée, un associé technique parti, ou une société rachetée avec son logiciel maison. L'outil continue de tourner et plus personne ne sait le modifier sans risque.
Comment fonctionne une TMA ?
Un contrat lisible tient en cinq éléments. S'il en manque un, vous découvrirez lequel au premier incident.
- Le périmètre, écrit. Quelles applications, quels environnements, quelles intégrations. Ce qui n'est pas nommé n'est pas couvert.
- Le canal de signalement. Où l'on déclare un problème, et qui a le droit de le faire.
- Les engagements de délai par gravité. Une caisse bloquée et une faute d'orthographe ne méritent pas le même délai. Un contrat avec un seul délai unique est un contrat mal écrit.
- Un volume de jours par mois pour les évolutions, avec ce qui se passe quand il n'est pas consommé.
- Un point régulier, où l'on regarde ce qui a été fait et ce qui arrive.
Un point que nous imposons : une TMA commence par une reprise. Nous ne nous engageons pas sur des délais concernant une application que nous n'avons pas lue. Cela veut dire un audit de code d'abord, puis le contrat de maintenance ensuite, avec un périmètre établi sur des faits et non sur une estimation.
Quels sont les 3 types de maintenance informatique ?
On distingue généralement trois types, auxquels beaucoup de contrats ajoutent un quatrième.
| Type | Ce que ça couvre | Déclencheur |
|---|---|---|
| Corrective | Réparer ce qui est cassé | Un incident |
| Évolutive | Ajouter ou modifier des fonctionnalités | Une demande métier |
| Préventive | Agir avant la panne : montées de version, dépendances, sauvegardes, surveillance | Un calendrier |
| Adaptative | S'adapter à un changement d'environnement technique ou réglementaire | Un changement externe |
La préventive est celle qu'on sacrifie en premier et celle qui coûte le plus cher à négliger. Une dépendance qui n'est plus supportée ne provoque pas d'incident le jour où elle expire : elle rend simplement la prochaine correction beaucoup plus longue, six mois plus tard, quand il faut d'abord monter trois versions majeures avant de pouvoir toucher une ligne.
Quelle est la différence entre la TMA et la TME ?
La TME, tierce maintenance évolutive, ne couvre que les évolutions : ajouter des fonctionnalités, faire avancer le produit.
La TMA est plus large et inclut le correctif, donc la remise en état quand quelque chose casse.
En pratique, beaucoup de contrats intitulés TMA couvrent les deux. La conséquence utile : lisez le périmètre, pas l'acronyme. La question à poser n'est pas « est-ce une TMA ou une TME » mais « qui répare la production un vendredi soir, et sous quel délai ».
Quelle est la différence entre la TMA et le MCO ?
Le MCO, maintien en condition opérationnelle, vise à garder un système en état de fonctionner. La composante est largement infrastructure : supervision, exploitation, sauvegardes, disponibilité.
La TMA porte sur le code applicatif : corriger et faire évoluer l'application elle-même.
Les deux se recouvrent sur la disponibilité, et c'est là que naissent les malentendus. Un serveur parfaitement supervisé n'empêche pas une régression fonctionnelle, et un code impeccable ne survit pas à une base de données sans sauvegarde. Sur un petit périmètre, le même prestataire assure souvent les deux, ce qui est plus simple que de faire dialoguer deux contrats au moment d'un incident.
Combien coûte une TMA ?
C'est la question que personne ne traite dans les guides qui se classent sur ce sujet. Voici nos chiffres.
| Prestation | Prix |
|---|---|
| Audit de code préalable | 2 500 € forfaitaires |
| TMA | à partir de 1 600 € par mois (2 jours) |
| Jour supplémentaire | 800 € |
Le volume mensuel se cale sur la taille et l'état réel de l'application, établis pendant l'audit et non estimés à l'aveugle.
Le repère utile, si vous comparez des devis : une TMA se compte en jours par mois, pas en pourcentage du coût de développement initial. Un pourcentage n'a aucun rapport avec la charge de travail réelle : une application chère à construire mais propre demande moins d'entretien qu'une application bon marché sans tests. Ce qui fait varier le prix, c'est la couverture de tests, l'âge des dépendances et le degré d'automatisation du déploiement.
Le cas le plus fréquent : la macro Excel que personne ne maintient
Ce n'est pas la demande que l'on imagine, mais c'est la plus courante : un fichier Excel avec des macros VBA, écrit il y a des années par quelqu'un qui a quitté l'entreprise, dont dépend une partie de l'activité. Facturation, tarification, planning de production.
Personne n'ose y toucher. Il tourne sur un seul poste. Il n'existe qu'en une copie, sur un partage réseau, et sa sauvegarde est un fichier daté à côté.
C'est un candidat parfait pour une TMA, avec une nuance : la bonne réponse est souvent de stabiliser d'abord, remplacer ensuite. On sécurise l'existant, on le met sous contrôle de version, on documente les règles métier qu'il contient, et seulement après on décide s'il faut le remplacer par un logiciel. Maintenir un fichier VBA indéfiniment n'est pas une stratégie, mais le réécrire dans la panique après une panne est pire.
Quand une TMA n'est pas la bonne réponse
Nous préférons le dire avant de signer.
Si l'application ne sert qu'à une personne, une TMA est disproportionnée. Un contrat mensuel pour un outil sans conséquence en cas de panne coûte plus que le risque qu'il couvre.
Si vous n'êtes pas propriétaire du code source, aucun prestataire tiers ne peut légalement intervenir. C'est le premier point à vérifier, avant toute discussion technique, et il bloque plus de dossiers qu'on ne l'imagine.
Si l'application doit être remplacée sous six mois, payez la stabilisation, pas un contrat récurrent. Une TMA sur un produit condamné finance de l'entretien qui sera jeté.
Si votre besoin est d'abord de l'infrastructure, c'est un MCO qu'il vous faut, pas une TMA. La différence est expliquée plus haut, et se tromper de contrat coûte un trimestre.
Si vous reconnaissez votre situation, l'entrée est toujours la même : un audit de code au forfait à 2 500 €. Il dit ce qui est sain, ce qui est à reprendre, et ce que la maintenance représente réellement en jours. Si notre conclusion est qu'il ne faut pas de TMA, nous l'écrivons et vous gardez le rapport.